C’est Noël. Avec Alicia, vous avez convenu de le fêter avec tes parents cette année, au grand bonheur de ta mère. C’est la première fois que tu viens en couple pour Noël, ce qui en fait un événement vraiment spécial pour vous deux. Ta mère te demande un coup de main en cuisine, et tu laisses Alicia avec ton père pour dresser la table.

« Comment tu vas mon grand ? », te demande ta mère.

Il y a deux mois, quand Alicia t’a mis face à un ultimatum, ça a été une énorme claque. Elle t’a laissé le temps de la réflexion, et tu es arrivé à la conclusion que tu ne pouvais effectivement pas continuer à faire comme si de rien n’était. Tu es allé voir ton médecin, qui t’a donné le contact d’une certaine Dr Melville, psychiatre. Depuis, tu la vois toutes les semaines et depuis peu, tu prends des antidépresseurs sur ses recommandations. Tu n’en sens pas encore vraiment les effets, mais tu t’es rendu compte que ça te faisait du bien de déballer tout ce qui te pèse à une personne neutre.

Tu as fini par en parler à tes parents il y a deux semaines, histoire de ne pas leur annoncer ça à Noël. Au début, ils ne comprenaient pas que ton état puisse être due à une maladie, mais depuis, ils se sont renseignés sur le sujet, et même s’ils ne savent pas toujours comment t’accompagner au mieux, tu sens qu’ils se soucient sincèrement de toi. Ta mère a arrêté de te poser des questions sur ton travail et tes amours, et tu te sens plus libre de parler.

« Ça va, ça reste difficile. Je suis pas mal fatigué, mais j’ai un peu moins de mal à me lever le matin, c’est déjà ça.

– Tu vas marcher comme te l’a conseillé ta psy ?

– Oui, je fais à peu près 10 minutes trois ou quatre fois par semaine. Alicia vient avec moi quand elle peut, c’est plus motivant.

– C’est sûr, heureusement qu’elle est là pour toi.

– Oui, je suis vraiment content qu’elle soit restée… »

Mathieu et Laura ne tardent pas à arriver. C’est un Noël spécial pour eux aussi, puisque Laura est enceinte. La perspective de devenir tonton te semble surréaliste mais tu es content pour eux. Ton frère est heureux de te voir avec Alicia. Quand il te demande des nouvelles, tu lui expliques que c’est compliqué, mais que tu essayes de tenir bon.

« Tu en as fais du chemin frérot. Je suis vraiment fier de toi. Il faut beaucoup de courage pour faire ce que tu fais.

Merci, réponds-tu un peu gêné.

Je suis sincère. C’est pas donné à tout le monde de reconnaître qu’on a un problème, de demander de l’aide et de tout faire pour s’en sortir. »

La soirée se passe dans une relative bonne humeur sur fond de chants de Noël que ton père adore. Tu as encore l’impression de ne pas être vraiment à ta place, mais tu n’es pas seul, et c’est un véritable moteur pour t’aider dans ta guérison.

Fin

C’est la deuxième personne qui te parle de psy. Tu avais réussi à te convaincre que ça n’en valait pas la peine, mais tu n’es plus aussi sûr. Tu as l’impression d’aller de plus en plus mal, et les décisions que tu prends n’arrangent rien, alors tu en viens à penser que les autres sont plus lucides par rapport à ta situation.

Ton niveau d’énergie est faible, notamment en raison d’un manque de cortisol, ce qui t’empêche de te lever facilement le matin.

Amandine est une amie de longue date, elle sait que tu as déjà eu des difficultés similaires dans le passé, même si vous n’avez jamais évoqué le sujet en profondeur. C’est le bon moment pour te confier à elle.

Tu n’as aucune envie de parler de ce que tu ressens, tu ne vois pas ce que ça changerait.

Tu n’oses rien demander, tu as trop peur de ce qu’Alicia pourrait te répondre.

Le doute t’assaille dans tous les domaines et tu n’es sûr de rien, pas même de l’amour de ta petite amie.

Tu n’as ni l’envie ni l’énergie pour discuter avec qui que ce soit. Tu es tellement enfermé dans ta souffrance que tu es incapable de ressentir de l’empathie pour les autres.

Tu n’as pas envie d’être là, tu te sens piégé. Tu rêves d’être seul chez toi.

Ta libido est au point mort depuis plusieurs semaines, la dernière chose dont tu as envie, c’est de décevoir Alicia sur ce point.

Tu ne veux pas embêter qui que ce soit juste pour dire que tu es fatigué.

Ton niveau d’énergie est trop faible et tu n’apprécies plus grand-chose pour pouvoir faire quelque chose qui t’amuse vraiment.

Tu ne penses pas que parler de tes problèmes soit une solution, et tu n’as pas envie de t’ouvrir aux autres.

Ton niveau d’énergie est faible et tu arrives à te trouver toutes les excuses du monde pour ne pas sortir de chez toi.

Ton niveau d’énergie est faible, notamment en raison d’un manque de cortisol, ce qui t’empêche de te lever facilement le matin.

Tu as honte de toi et tu n’as pas envie de supporter le regard inquisiteur de ton frère par-dessus le marché.

Tu n’es pas en capacité de faire preuve d’autodérision dans ton état actuel.

La thérapie te pousse à être plus honnête sur ce que tu ressens, tu es mieux armé pour faire face à des réactions qui t’auraient auparavant abattu.

La thérapie te pousse à être plus honnête sur ce que tu ressens, tu es mieux armé pour faire face à des réactions qui t’auraient auparavant abattu.

Tu as des craintes par rapport à l’idée d’une thérapie et tu n’es donc pas en mesure de prendre une telle décision aussi spontanément.

Tu n’es pas en capacité de faire preuve d’autodérision dans ton état actuel.

Tu as trop peur d’être possiblement rejeté et de te sentir humilié, tu préfères éviter de montrer ta vulnérabilité.

 Le doute t’assaille dans tous les domaines et tu n’es sûr de rien, pas même de l’amour de ta petite amie.

L’anxiété sociale dont tu souffres t’empêche d’aller librement vers les autres, car tu as trop peur d’être rejeté.

Tu n’es pas en capacité d’envisager cette soirée de façon positive.

Tu n’as pas l’énergie suffisante en ce moment pour réussir à mener un projet de ta propre initiative.