Tu acceptes d’adopter la minette. Après avoir raccroché, tu te demandes si tu ne viens pas de prendre une responsabilité trop grande pour toi, et tu espères que tu ne vas pas faire souffrir une petite boule de poils. Tu ne sais pas vraiment à quoi t’attendre et tu passes le reste de la journée à chercher sur Internet un nom à donner à ton chat et à te renseigner sur le sujet.
Le soir arrive. Tu es plongé dans la page Wikipédia sur les chats quand tu entends toquer à la porte. Sam te tend une caisse de transport contenant une petite minette apeurée et tout ce dont tu as besoin pour prendre soin d’elle. Tu as lu qu’au moment d’accueillir un chat, il vaut mieux le laisser seul, le temps qu’il s’habitue. Une fois ton collègue reparti, tu poses donc la caisse dans ta chambre et attends de voir ce qu’il se passe.
La minette refuse d’abord de sortir, alors tu te remets sur ton ordinateur, en vérifiant de temps à autre si elle finit par se décider. Au bout d’une demi-heure, elle commence à explorer son nouvel environnement avec beaucoup de précautions. Tout mouvement brusque de ta part la fait détaler et rentrer dans sa caisse. Au moment du dîner, tu optes pour une boîte de pâtée pour t’attirer les bonnes grâces de ta nouvelle coloc. Tu t’installes dans le canapé pour lui laisser le champ libre, et tu finis par la voir sortir timidement de la chambre en reniflant tout autour d’elle, jusqu’à arriver à sa gamelle, qu’elle vide tout en te lançant des coups d’œil inquiets.
Au fil des jours qui suivent, tu gagnes la confiance de la minette, que tu as baptisée Naïa. Elle dort au pied de ton lit, te suit dans l’appartement et te saute sur les genoux dès que tu t’assoies. Tu te rends vite compte que ses ronronnements t’apaisent.