Conseils pour les personnes souffrant de dépression

En premier lieu, n’hésitez pas à aller voir votre médecin généraliste pour faire le point. Il/elle pourra, le cas échéant, vous orienter vers un·e psychothérapeute qualifié·e. En cas de difficultés financières, vous pouvez éventuellement vous tourner vers le dispositif Mon soutien psy, qui prend en charge jusqu’à 11 séances par an (en plus de la première séance d’évaluation), à raison de 50 € par séance. Néanmoins, les psychothérapeutes ne font tous et toutes partie de ce dispositif.

Au-delà de cet aspect médical, il convient également de mettre en place plusieurs outils qui sont tout aussi importants que la psychothérapie. Les causes de la dépression sont multiples mais dans tous les cas, une certaine hygiène de vie s’impose. Cela implique d’adopter une alimentation plus saine et adaptée, de pratiquer une activité physique régulière, d’apprendre à reconnaître ses émotions et à répondre aux besoins qu’elles traduisent, et de réguler son système nerveux pour lui rendre sa capacité d’adaptation. Si vous le pouvez, n’hésitez pas à faire appel à des professionnel·le·s qui pourront vous aider dans cette démarche.

À mon sens, même s’il est indispensable de mettre en place ces outils pour améliorer sa santé mentale, aucun ne peut donner de résultats concrets si deux éléments ne sont pas réunis : pouvoir compter sur un entourage bienveillant et retrouver un sens à son existence. Pourtant, leur caractère crucial n’est pas assez souligné, quand il n’est pas tout bonnement négligé, dans la prise en charge actuelle des personnes dépressives.

L’importance de ne pas être seul·e

Nourrir des liens avec les autres est un besoin fondamental de l’être humain. Une personne dépressive minimise sa propre importance et peut se convaincre qu’elle n’a rien à apporter à son entourage, voire qu’elle est un fardeau pour lui, ce qui engendre des idées noires pouvant aller jusqu’aux pulsions suicidaires. Le soutien moral du/de la partenaire, de la famille, d’ami·e·s et/ou de collègues est évidemment indispensable dans ces périodes. Il offre à la personne en souffrance une bouée à laquelle s’agripper en attendant de pouvoir remettre le pied sur la terre ferme. Pour les personnes en dépression qui sont isolées et qui n’ont pas de proches à qui se confier, il existe plusieurs lignes d’écoute accessibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, que l’on ressente simplement le besoin de parler de ses difficultés ou que l’on soit envahi par des idées de suicide.

Une personne dépressive peut ne pas avoir l’envie ou l’énergie de se lever, de se préparer des vrais repas, de sortir marcher et de prendre soin d’elle de façon globale. Vivre avec un·e proche, même de façon temporaire, a un intérêt pratique pour les tâches du quotidien, en permettant à la personne de garder un rythme et un cadre salvateur.

Dans tous les cas, il est important de se rappeler de ne jamais hésiter à demander de l’aide quand on en a besoin, il y aura toujours quelqu’un pour nous apporter le soutien nécessaire.

Redonner du sens à sa vie

N’importe qui peut se rendre compte à un moment de sa vie que ce qu’il ou elle fait n’a pas ou plus de sens à ses yeux, et tomber dans une profonde réflexion quant à la direction à prendre. Ce sentiment n’est pas rare en cas de dépression car cette maladie est souvent caractérisée par un désintérêt du présent et des difficultés, voire une incapacité, à se projeter dans l’avenir. La personne qui en souffre peut avoir l’impression d’être bloquée dans le temps et plus rien ne semble alors avoir de sens, ce qui engendre un sentiment de vide. Si rien ne l’anime, elle peut perdre partiellement ou totalement la capacité à accomplir les tâches du quotidien, voire même à se lever le matin.

Sortir de cet état peut prendre des semaines ou des mois. Il est impératif de pouvoir compter sur le soutien de ses proches et de faire appel à des professionnel·le·s (psychothérapeute, hypnothérapeute…) capables d’amener la personne à progressivement adopter un regard bienveillant sur ses actions passées et plus optimiste sur son avenir.

Il n’existe pas de marche à suivre standard pour redonner un sens à sa vie, mais dans un premier temps, passer en mode « pilote automatique » et débrancher le mental en se reconnectant à son corps – par exemple en allant simplement marcher dans la nature – est un bon début. Se fixer et atteindre des petits objectifs dans son quotidien est également bénéfique car nous ne pouvons pas avancer dans la vie sans but, quel qu’il soit et aussi minime soit-il. Apporter son aide, y compris à petite échelle, permet aussi d’améliorer son estime de soi et de se sentir valorisé·e.

Cette page contient des extraits de mon mémoire de fin d’études, La dépression : Approche naturopathique, éthique et locale.

C’est la deuxième personne qui te parle de psy. Tu avais réussi à te convaincre que ça n’en valait pas la peine, mais tu n’es plus aussi sûr. Tu as l’impression d’aller de plus en plus mal, et les décisions que tu prends n’arrangent rien, alors tu en viens à penser que les autres sont plus lucides par rapport à ta situation.

Ton niveau d’énergie est faible, notamment en raison d’un manque de cortisol, ce qui t’empêche de te lever facilement le matin.

Amandine est une amie de longue date, elle sait que tu as déjà eu des difficultés similaires dans le passé, même si vous n’avez jamais évoqué le sujet en profondeur. C’est le bon moment pour te confier à elle.

Tu n’as aucune envie de parler de ce que tu ressens, tu ne vois pas ce que ça changerait.

Tu n’oses rien demander, tu as trop peur de ce qu’Alicia pourrait te répondre.

Le doute t’assaille dans tous les domaines et tu n’es sûr de rien, pas même de l’amour de ta petite amie.

Tu n’as ni l’envie ni l’énergie pour discuter avec qui que ce soit. Tu es tellement enfermé dans ta souffrance que tu es incapable de ressentir de l’empathie pour les autres.

Tu n’as pas envie d’être là, tu te sens piégé. Tu rêves d’être seul chez toi.

Ta libido est au point mort depuis plusieurs semaines, la dernière chose dont tu as envie, c’est de décevoir Alicia sur ce point.

Tu ne veux pas embêter qui que ce soit juste pour dire que tu es fatigué.

Ton niveau d’énergie est trop faible et tu n’apprécies plus grand-chose pour pouvoir faire quelque chose qui t’amuse vraiment.

Tu ne penses pas que parler de tes problèmes soit une solution, et tu n’as pas envie de t’ouvrir aux autres.

Ton niveau d’énergie est faible et tu arrives à te trouver toutes les excuses du monde pour ne pas sortir de chez toi.

Ton niveau d’énergie est faible, notamment en raison d’un manque de cortisol, ce qui t’empêche de te lever facilement le matin.

Tu as honte de toi et tu n’as pas envie de supporter le regard inquisiteur de ton frère par-dessus le marché.

Tu n’es pas en capacité de faire preuve d’autodérision dans ton état actuel.

La thérapie te pousse à être plus honnête sur ce que tu ressens, tu es mieux armé pour faire face à des réactions qui t’auraient auparavant abattu.

La thérapie te pousse à être plus honnête sur ce que tu ressens, tu es mieux armé pour faire face à des réactions qui t’auraient auparavant abattu.

Tu as des craintes par rapport à l’idée d’une thérapie et tu n’es donc pas en mesure de prendre une telle décision aussi spontanément.

Tu n’es pas en capacité de faire preuve d’autodérision dans ton état actuel.

Tu as trop peur d’être possiblement rejeté et de te sentir humilié, tu préfères éviter de montrer ta vulnérabilité.

 Le doute t’assaille dans tous les domaines et tu n’es sûr de rien, pas même de l’amour de ta petite amie.

L’anxiété sociale dont tu souffres t’empêche d’aller librement vers les autres, car tu as trop peur d’être rejeté.

Tu n’es pas en capacité d’envisager cette soirée de façon positive.

Tu n’as pas l’énergie suffisante en ce moment pour réussir à mener un projet de ta propre initiative.