L’idée de décrocher le téléphone et d’appeler quelqu’un à propos de tout ça t’accable. « C’est vrai que ça va pas ces derniers temps et que j’ai du mal à me motiver, mais est-ce que j’ai vraiment besoin d’une thérapie ? Je devrais pouvoir m’en sortir tout seul, non ? Et si jamais on me donne des médicaments qui me transforment en zombie ? Si j’y vais et que la psy me regarde de haut ? Que va dire Alicia ? » Toutes ces questions te donnent le vertige et tu décides de prendre le temps d’y réfléchir.
Le reste de la journée passe rapidement. Le soir venu, tu peines à t’endormir, trop occupé à ressasser les mêmes questions. Le lendemain, tu regardes à nouveau ta messagerie, l’esprit embrumé. Le mail d’Amandine est toujours là, il semble t’attendre. Tu n’es pas plus décidé aujourd’hui que tu ne l’étais hier.