Mercredi matin, il est encore tôt. Ton réveil sonne, tu mets un premier rappel, puis un deuxième… Tu restes au lit, Naïa blottie contre ton ventre. Les minutes s’écoulent et tu sens l’angoisse monter au fur et à mesure. Tu te blottis sous la couette, comme si la chaleur des draps pouvait te protéger du temps qui passe. Tu as presque toujours du mal à sortir du lit, mais aujourd’hui, ça te semble carrément impossible.
Après plusieurs rappels, tu te convaincs que tu ne peux tout simplement pas aller travailler. Tu n’arrives même pas à te redresser, alors l’idée de te préparer et de tenir toute la journée… Sans parler du fait que tu as tellement repoussé l’alarme que tu ne pourrais de toute façon pas être à l’heure.
Naïa te sort de tes pensées en se mettant à miauler. Elle a faim. Tu essayes de l’ignorer mais plus les minutes passent, plus tu sens qu’elle s’agite. Tu finis par sortir de ton lit pour lui donner ses croquettes et à boire. Une part de toi se dit que quitte à être debout, autant aller travailler. Mais une autre part a désespérément envie de se recoucher et d’oublier le monde extérieur.